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Le bonheur vient de la mer

vendredi 12 mars 2010

Lueur


Au sortir d'un hiver aussi long qu'un banc de sable, mon oeil se fixe sur la lueur du bout du tunnel, annonçant apéros, couchers de soleils, hamacs et autres fiestas printanières. Vive les Moët pour secouer la torpeur!

samedi 6 mars 2010

Tempête


C'est le seul bâteau intact qui effectue encore une liaison quotidienne entre La Rochelle et l'ile de Ré et dessert tous les villages. Nous, pareil, on a été emportées par la tempête, on a rien vu venir...Mais qui se soucie de nous, les mouettes ?

Les coraux survivront-ils au cyclone Oli?


Le 3 février 2010, le cyclone tropical Oli s’abattait à l’Ouest de la Polynésie française, s’acheminant au large des Iles Sous le Vent, dans l'Ouest de Tahiti. Les îles de Bora Bora, Raiatea-Tahaa, Huahine et Maupiti subirent alors une houle de 6 à 7 mètres et des vents de 170 km/h en rafales. Le soir des 3 et 4 février, c'est au tour de Tahiti et Moorea (Iles du Vent), puis de l'île de Tubuai (Iles Australes), d’essuyer le cyclone avec des vents moyens de 210 km/h. Comptant parmi les plus touchées, les îles Sous le Vent faisaient état, le 5 février, d’une dizaine de blessés, dont un dans un état grave, ainsi que 300 maisons détruites ou fortement endommagées.
Mais d’autres dégâts, moins visibles, sont à déplorer, comme en atteste le relevé des effets du cyclone sur les coraux mis en place dès le 7 février par le service d’observation « Corail » de l’INSU du CNRS.

Le site de Vaipahu (Moorea Nord) par 6 mètres de profondeur, avant et après le passage du cyclone Oli.
Le verdict tombe : « Le récif corallien, déjà fragilisé par l’invasion d’une étoile de mer prédatrice du corail, est quasi détruit ». En effet, depuis 2006, les coraux doivent faire face à l’explosion démographique d’une étoile de mer friande de corail, répondant au nom d'Acanthaster. Cette prédatrice a notamment décimé les pentes externes de Moorea, dont les pourcentages de coraux vivants sur la côte Nord ont chuté d’environ 96 % à 12 mètres de profondeur. Toutefois, le maintien des squelettes des colonies mortes laissait espérer une possible reprise.
Mais le passage d’Oli pourrait bien signer le coup de grâce de ces écosystèmes fragilisés. D’après un récent communiqué du CNRS, le cyclone a entraîné une réduction de 50 % des indices de rugosité de la pente externe de Moorea, à toutes les profondeurs jusqu’à 30 mètres. Aussi, un grand nombre de colonies en place, y compris celles victimes des Acanthaster, ont été arrachées par la houle et cassées. Variables en fonction de la profondeur, les dégâts les plus importants semblent apparaître entre 0 et 6 mètres, où le pourcentage de recouvrement en corail vivant est nul. Maillon essentiel, les coraux rythment la vie d’une grande partie de la faune marine. De fait, les peuplements associés de poissons, de mollusques et d’oursins ont également beaucoup souffert du passage du cyclone. Entre 6 mètres de profondeur et la surface, de nombreux coquillages sont ainsi en voie de décomposition.
Si des données plus précises quant à l’impact sur les populations de poissons sont actuellement en cours de collecte, il semble que la situation soit encore plus critique sur les îles de Raiatea-Tahaa et de Tubuai.

Pour l’heure, les scientifiques envisagent deux scénarios opposés ; soit les algues prennent le dessus sur le corail et entraînent la mort du récif, soit l’écosystème repart de zéro et reformera probablement des assemblages de coraux différents. Mais il pèse, toutefois, un certain pessimisme sur la deuxième hypothèse. En effet, les diverses sources de stress (blanchissement des coraux, cyclones, pollutions locales…) qui affectent le corail pourraient finir par avoir raison de lui et de sa capacité à se régénérer. Son extinction serait alors lourde de conséquences pour les populations de poissons et les activités qui en dépendent.

Cyclones


Un oeil sur les cyclones
envoyé par CNES. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.
L'équipe d'experts pour les incidences des changements climatiques sur les cyclones tropicaux publie, dans la revue Nature Geoscience de mars 2010, ses projections sur l'évolution des cyclones au cours du XXIe siècle. L'étude s'est appuyée sur les différents scénarios de réchauffement climatique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
Selon les experts, le nombre total de cyclones tropicaux dans le monde devrait diminuer en moyenne dans une fourchette de valeur allant de 6 à 34 %. Par contre, on devrait assister à une augmentation de l'intensité des phénomènes. Les vitesses maximales des vents augmenteront « vraisemblablement » en moyenne de 2 à 11 % et les précipitations seront plus intenses d'environ 20 % (valeur calculée à 100 kilomètres du centre de la tempête).
Il est à noter que les scientifiques sont très mesurés sur les niveaux de précision des résultats publiés. De plus, ils relèvent de grandes disparités dans les études de modélisation en fonction des bassins cycloniques étudiés.

jeudi 4 mars 2010

EUSKADI mon amour


Euskadi
Mon amour
Ma blessure et ma désespérance
Tu es ma vie qui s’écoule
Entre les stèles de ces tombes
Où reposent nos morts
Dessous la racine et la mousse
Et la nuit qui ronge ma peau

Euskadi
Ciel de mon pays
Inviolé, immense de puissance
Infini de détresse
Terre de mon pays
Rougie du sang de tant de guerres
Ainsi qu’un corps de femme

Euskadi
Arbre dénudé
Dont les feuilles mourantes
S’envolent dans le vent
Là où se noie ton regard
La mer prend ses appuis
Et te ferme les yeux
Euskadi
Mon amour

Lorsque la nostalgie l’étreignait, il évoquait les saisons qui transformaient le souffle du pays qu’il aimait, les voix du passé entraient en lui, comme un cri, lui contaient le souvenir de son autre vie et de l’histoire qu’ils avaient en commun, l’imprégnaient de leurs senteurs sourdes. Il lui semblait qu’elles lui dévoilaient leur splendeur infinie, créant pour lui un langage unique, mélodiant l’ombre et la lumière, l’agonie des étoiles et le chant du matin, l’horizon qui ruisselle au sortir du silence, les cendres bleuissantes des ultimes ténèbres.

Euskadi
Mes rêves ne vivent que de toi
Ils s’épuisent de toi
Et renaîtront de toi
Bleus comme au premier jour

Moët


REIMS, la ville où le Moët coule à flot...J'y suis née, ça se voit!

mercredi 3 mars 2010

La pêche à la mouette


La dauphine Kelly a un sens du commerce aiguisé, ainsi elle trouve de nouvelles stratégies pour obtenir du poisson de ses dresseurs.

Un jour, une mouette a volé jusque dans son bassin. Kelly l’a attrapée et a attendu que les entraîneurs passent pour la leur donner. Etant donné qu’il s’agissait d’un gros oiseau, ces derniers l’ont récompensée avec une quantité importante de poissons. C’est ce qui a donné à Kelly une nouvelle idée.

La fois suivante où elle a été nourrie, au lieu de manger le poisson, elle l’a caché dans le fond de la piscine. Quand aucun dresseur n’était présent, elle a ramené le poisson à la surface et l’a utilisé … pour attirer les mouettes dans son bassin ! Grâce à cette ruse, elle s’est mise à les attraper pour obtenir encore plus de poissons.
Les trésors d’ingéniosité déployés par Kelly nous montrent encore une fois à quel point l’intelligence des dauphins est étonnante. C’est en quelque sorte les rôles qui s’inversent ici, et la dauphine qui, à son tour, dresse ses dresseurs !

Ce comportement a de plus fait l’objet d’une transmission culturelle. Une fois qu’elle l’a maîtrisé, Kelly l’a enseigné à son delphineau, qui l’a à son tour enseigné aux autres dauphins. La pêche à la mouette est ainsi devenu le nouveau jeu à la mode dans le bassin de l’Institute for Marine Mammal Studies.

En revanche, la petite histoire ne dit pas ce qu’il est advenu des pauvres mouettes ainsi piégées pour servir de monnaie d’échange…