Bienvenue sur le Magazine BLEU MANA

Le bonheur vient de la mer

dimanche 21 février 2010

Mouette clochette


La mouette idéale, c'est celle qui vole radieuse dans le ciel ...
bref, une Moët bien dans ses plumes, légère comme la fée Clochettte.
Mais faut bien se rendre à l'évidence, on a beau être fan de Disney, la magie
ne va pas à tout le monde.

samedi 20 février 2010

Yeux noyés


J’ai prié Dieu, en contemplant le ciel coléreux, nature sauvage bénie.
Sous mes pieds, le sel nargue mes convictions. J’ai mal sous la voûte plantaire, malgré mes prières. Mes jambes sont froides, entre les courants qui traversent la barque, affluent au-dedans, puis se retirent. Mon corps est plein de bleus, plein de deuils, il n’a nulle part où aller. Il tente de trouver du repos sur un tapis de chair humaine, au milieu des cris de détresse des survivants qui s’accrochent.
J’ai la mémoire qui saigne un peu, le soir, quand je tente de me retourner pour dormir. Les vagues se lancent toujours à l’assaut du fil de l’horizon, du côté de la terre, du côté des humains, du côté de l’église et de son clocher, là où l’infini rejoint le rivage, cela crée des déchirures et fait sentir le vide. J’arrive à dormir, d’un sommeil de bête sourde. Je n’entends plus les autres.

J’ai prié les cieux maintes fois. Dix fois. Trente. Pour apaiser mes tremblements, détourner religieusement le parcours de mes tourments. J’ai tenté de réconforter mes infortunes, même grâce à de nombreuses incantations vaudoues. Pour venir à bout de mes carences familières et de toutes mes peines. Elles n’ont pas eu l’effet escompté, n’ont pas pansé mes plaies aux pieds, ni ailleurs dans mon corps douloureux. J’ai mal, si mal ! Je ne parviens plus à me lamenter ni à prier, comme il le faudrait. J’ai la tête pleine d’ombres.
Si les cieux m’abandonnent, je pourrais même nier rationnellement leur existence, me résigner à l’idée de la mort. Mon cœur cessera alors de battre doucement, au fond de l’eau.

Mon Dieu, mon intime serviteur. Je crois en un seul Seigneur. Point du tout mortifié. Parfumé à l’ambre sauvage. Mon Dieu… Un voleur de poussière, sous les ombrages d’algues. Un coeur dissident en galère, qui prendra soin de nos dépouilles et choiera nos sommeils. Mon Dieu est affligé. Quand j’ai mal, il hurle à mes oreilles qu’il faut pleurer à flots. Mesurer son sanglot ne préserve que la peau, jamais l’âme. Il faut souffrir sa peine, pour trouver du repos au sein de la nuit sans lumières, au milieu des autres qui pagaient et essayent de brasser l’eau, face aux questions qui les hantent. L’un d’entre eux, parfois, se tient debout, face au large, au bord de l’invisible. Il explore le lointain, le mystère de la nuit, les étoiles, il cherche l’heure de sa mort, la courbe d’un corps de femme qu’il a aimé. Il s’efforce d’y croire, il rêve de terre promise, de délivrance, il se dit qu’on l’attend encore, quelque part.
Mon Dieu, diplômé des Cieux. Vendeur d’océan bleu, de baume miraculeux. Mon docteur divin. Il sera bon pour moi.

Je me souviens de mon enfance. Les esprits du village m’offraient des étrennes à Noêl et des œufs de Pâques chocolatés. Et aussi, une meilleure santé, quand ils le pouvaient, et des averses lumineuses du côté de la terre, entre les cases effondrées et les champs de maïs. Leurs voix caressantes présageaient un peu de paix, des guerres moins terrifiantes, des sourires d’enfants entre les seins de leurs mères. On pouvait toucher le ciel du bout des doigts et parler aux esprits.
L’enfant que j’ai été est en train de mourir de soif, dans un bateau de bois brisé.
Au large, j’entends le bruit des clochers qui célèbrent la messe, pour les coquillages et les oiseaux de mer. Le ciel est d’un bleu sombre, la lune le remplit de mes prières et de mes larmes. Je prie chaque jour mes dieux vulnérables. Je me sauverai seule de tous les enfers. Amen !

L’amour est fragile comme la mort. Celui qui veut partir ne compte plus les jours, il songe à fuir et voit passer tout près l’ombre de Mamy Watta. Mamy Watta va m’aider, elle porte aux affligés la même affection triste. Elle n’est autre qu’une part de ma chair maternelle. Sainte Vierge Mamy, invisible divinité, Mamy légendaire.
Si tu me regardes, garde moi une place dans ton ciel bleu immense. Un jour, j’irai le parcourir. Comme quand j’étais petite…

vendredi 19 février 2010

My own private avatar


Je te prie de croire que, une fois les plumes collées en arrière,
les ailes moulées dans un collant turquoise,
la bibine peinte en rose,
et avec deux ou trois injections de Botox
pour m'aplatir le bec,
je fais avatar à fond.
Je suis méconnaissable, tu trouves pas?
Je dis que c'est pour protéger mon incognito...
vu comment que je suis devenue célèbre ici!

lundi 15 février 2010

attrape-moi


Attrape-moi, si tu peux, mais ne viens pas trop vite!

mercredi 10 février 2010

Oli sur la Polynésie


Le cyclone Oli secoue la Polynésie
Le cyclone tropical Oli poursuit sa route entre les îles pacifiques de la Polynésie et touche maintenant les Australes. Selon le dernier communiqué de Météo France, Oli continue de se renforcer et engendre en son centre des vents moyens de 175 km/h avec des rafales supérieures à 200 km/h. La vitesse moyenne de déplacement du cyclone se maintient autour des 20 km/h.
Aux vents destructeurs s’ajoutent de fortes précipitations et une houle de 6 à 8 mètres.

Tahiti a été relativement épargnée, seules quelques toitures arrachées et routes coupées ont été signalées. Les Iles Sous le Vent ont subi plus de dégâts et un premier bilan fait état de quelque 300 maisons détruites ou fortement endommagées ainsi qu’une dizaine de blessés dont un grave.La Polynésie française se compose d’environ 118 îles, d’origine volcanique ou corallienne, couvrant une superficie émergée de 4.200 km² dispersée sur 2 500 000 km² (équivalent à la surface de l’Europe).

lundi 8 février 2010

Flibustiers, boucaniers..


Le pirate (du grec " peiratès " qui signifie initialement "celui qui entreprend", "celui qui tente fortune") agit pour son propre compte, c'est un hors-la-loi qui parcours les mers et qui pille, viole et bien souvent tue sans distinction de nationalité. S'il est pris, on le pend haut et court.
Haut pour que tout le monde le voit, et court pour économiser de la corde !

Le corsaire (de l'anglo-saxon " privateers ") lui, agit sur lettre de marque délivrée au nom du roi (bien souvent, ce dernier n'était pas averti). Ce papier est un document par lequel un pays le reconnaît comme force militaire auxiliaire. Les corsaires agissent au service de leur pays. S'il est capturé, il exhibe ses lettres de marques, ce qui lui assure le sort d'un prisonnier de guerre et lui évite la corde.
Le corsaire est tenu par sa lettre de marque, de n'attaquer exclusivement que les ennemis de son souverain, respectant les neutres et toujours ses propres concitoyens. En mer, il lui arrive quelque fois de ne pas avoir été informé de la paix survenue quelques jours auparavant, et en continuant son activité, il est traité tel un pirate.
Quelques corsaires peu scrupuleux profitaient de ce papier officiel pour piller et tuer les marchands comme les pirates.
La piraterie est vieille comme le monde et existe toujours, tandis que les corsaires ont sévit durant trois siècles (du XVIè au XIXè siècle).

Le flibustier (ou " frère de la côte ", du néerlandais " vrijbuiter ") est un corsaire des Antilles qui va sus à l'Espagnol aux XVIIè et XVIIIè siècle (ce n'est pas un pirate !).
Le mot apparaît à la fin du XVIIè siècle (Furetière, 1690), mais il est usité depuis Dutertre en 1667. Ce mot se traduit par "freebooter" en anglais ; le sens littéral signifie "libre butineur".

Le boucanier (dérivé du Caraïbe " boucan ") est à l'origine des chasseurs d'animaux sauvages. Il traite la viande par un procédé de fumage appelé boucanage appris des Indiens Arawak, et fait du commerce avec les peaux.
A l'origine, les boucaniers occupent des terres sur l'île d'Hispaniola qui appartient à l'Espagne (aujourd'hui Haïti et la République Dominicaine). La raréfaction du gibier dans les îles ainsi que la tentative des espagnols d'évincer les boucaniers, leur font rejoindre la flibuste.

Pirates et corsaires - comptine

Autrefois, sur les mers
Pirates et corsaires
Se déclaraient la guerre
On entendait au large
Crier "à l'abordage,
Brisez les bastingages!"
Les pauvres matelots
Etaient jetés à l'eau,
On pillait les bâteaux.
Parfois la mer,
C'était l'enfer...

dimanche 7 février 2010

Nage avec un requin blanc

samedi 6 février 2010

Calme


On a un peu de mal à rester calme, quand arrivent 3 gouttes de pluie et 7 mètres de vagues, mais ça va passer...

Voix basque

fortes vagues à Biarritz


De fortes vagues faisant des creux de 7 mètres sont attendues sur la côte basque. Un bulletin d'alerte a été émis pour ce week-end par l'agence basque de météorologie Euskalmet. Des vagues de 3,5-5 mètres sont attendues à partir de vendredi, alors qu'elles seront plus fortes encore ce week-end, avec des creux de 7 mètres samedi. Dans la nuit de samedi à dimanche, les vagues perdront en force.

Il est conseillé de limiter ses déplacements près de la côte, d'éviter les activités aquatiques et de prendre les précautions d'usage pour les personnes résidant sur la côte.

Retrouvez les photos météo envoyées sur le blog Eguraldiblog.

lundi 1 février 2010

souffrance animale


Il y a quelques années déjà, par un bel après-midi de novembre, je me promenais le long de la grande plage de La Ciotat. Mon regard fut attiré par l'étrange comportement, à environ 50 m du bord, d'une mouette que les provençaux appellent un "gabian". De toute évidence, elle cherchait à prendre, en vain, son envol, quelque chose entravait une de ses pattes.

Je me suis assis pour mieux l'observer et je compris rapidement qu'elle commençait à être à bout de forces et qu'elle ne s'en sortirait pas toute seule. Sans hésiter une seconde je me suis déshabillé, ne gardant que mon caleçon à grandes fleurs. En marchant, j'eus de l'eau jusqu'à la taille. Quand je fus près d'elle, je l'ai prise dans mes bras, tout en lui bloquant son grand bec qu'elle utilisait pour se défendre du danger qu'à ses yeux je représentais. Un sachet en plastique était entortillé autour d'une de ses pattes, il était plein d'eau et empêchait son envol.

Délicatement, je retirai ce piège infernal et, avant de la lancer vers le ciel, je déposai un baiser sur sa tête en lui disant "va, tu es libre, je t'aime".
Elle s'élança alors dans les airs, en poussant de grands cris que je traduisis par de la joie et un remerciement. J'étais hors du temps et je suivis longuement des yeux ce vol libérateur. Quand je me suis retourné, je fus surpris de voir un attroupement, de personnes qui m'applaudissaient vivement. Ce jour là, mon bonheur fut immense et je le retrouve un peu, en vous racontant ce sauvetage inattendu.

Francis