
C’est l’été Indien sur la Côte basque, le ciel est bleu, tu peux te balader le long de la mer, profiter de la plage, laisser le soleil courir sur ta peau. Toujours à la recherche du Prince Charmant, tu dévisages les garçons à la terrasse des cafés, mais tu dois tristement constater qu’ils ne sont pas tout seuls.
Tu accumules les histoires sans lendemain, ton cœur est à prendre, tu racontes ta vie à Gully, la mouette frimeuse qui n’en revient pas de toutes ces histoires d’humains. Bref, tu me ressembles un peu. Je suis très fleur bleue et, le soir, je pleure devant les films à l'eau de rose, comme Grey's Anatomy.
J'ai aussi des tas d'embêtements, dont je suis parfois responsable : je suis maladroite, ne gère pas bien mes relations, peine à me faire entendre et enchaîne les faux-pas, sans vraiment le réaliser. Je suis en quelque sorte l'artisan de mes ennuis, pourtant il faut bien le dire, je veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui me tombe dessus. Il faut savoir s'accepter.
Bref, tu vois, c’est l’été Indien, derniers beaux jours d’été…
Je regarde cette vague qui n'atteindra jamais la dune,
Tu vois, comme elle je reviens en arrière,
Comme elle je me couche sur le sable
Et je me souviens, je me souviens des marées hautes,
Du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer,
Il y a une éternité, un siècle, il y a un an.