
Le Banc d'Arguin, sur la côte Saharienne de la Mauritanie, constitue manifestement l'un des plus prodigieux rassemblements d'oiseaux marins et littoraux de la planète. Là, s'observent saisonnièrement (qu'il s'agisse de visiteurs temporaires, migrateurs venus souvent du Grand Nord ou d'Europe, ou d'espèces nicheuses) les plus étonnantes concentrations de limicoles (barges, courlis, chevaliers, bécasseaux divers, pluviers, etc...), d'échassiers divers (hérons et aigrettes, cigognes et flamands)et de palmipèdes (pélicans, cormorans, goëlands et mouettes, sternes et guifettes, pétrels et guépiers) ou d'accidentels (circaètes, aigles et vautours). Théodore Monod.
La presqu'ile du Cap Blanc, réserve naturelle-satellite du Parc, classée site mondial par l'UNESCO, abrite aussi les derniers groupes de phoques moines, à la limite méridionale de l'aire occupée régulièrement par l'espèce, aux portes du désert. Cet étonnant écosystème est si viable qu'il " perdure " depuis le néolithique.
Depuis quelques années, conséquence du réchauffement climatique, plus de 20 % des oiseaux migrateurs qui transitaient chaque année par le Parc national du banc d’Arguin, sur la côte de Mauritanie, ont disparu.