
Les Biarrots voient la vie en bleu et vivent au milieu des flots que le ciel remplit de lumière. Le bleu de l’Océan les poursuit dans chaque recoin de la ville, impossible de lui échapper, la mer ne quitte pas Biarritz des yeux. Les rochers semblent sortir de l’eau et frémir sous les forces hurlées, l’Océan en colère mord le sable mouillé pour calmer son humeur, il appelle passion ses délires d’écume, musique la rumeur du large. Mourir d’aimer si mal et d’avoir trop rêvé.
L’eau est nue de sa seule offrande, répétant le sortilège, Aphrodite s’étend et soupire de sommeil et de rose. Quand elle défait sa robe, l’océan se tait et le ciel agonise, prisonnier d’un silence.
L’Atlantique est un long poème qui a gardé l’innocence du passé et me délivre un message, dans cette clarté dont le monde m’a privée et que je retrouve ici justement. Heures lentes sur le sable fin, bleu du large, promenades au bord de l’infini. Mon cœur cogne tout près.
A l’abri des terres vertes qui se cabrent sous le vent, les massifs d’hortensias sculptent la rive et se tendent vers l’horizon de mon enfance. La nature arrête sa respiration et caresse l’herbe transparente. Bleu Biarritz carme les saisons et les rêves, entre ciel, mer et terre, oiseau-fleur de couleurs.
Photo CôteBasque.net